Me coucher là sur la page blanche
Me déposer en arabesques
Des pleins et des déliés
Images de mon corps
Une encre noire couleur de nuit
Nuit noire dans ma tête
Me coucher là sur la page blanche
Me déposer en arabesques
Des pleins et des déliés
Images de mon corps
Une encre noire couleur de nuit
Nuit noire dans ma tête
Brigitte la magnifique a filmé... Ce tatouage de notre rencontre vous laissera mes amis peut-être indifférent, je ne sais pas.
Le désert ce serait...
ne pas chercher,
enfermer les mots,
ne pas oser la caresse,
garder les yeux fermés
Le désert ce serait...
la mouvance de la matière,
le moulage de nos corps,
l'effacement de nos traces,
l'ivresse des infinis
Le désert ce serait
cette plage immense,
cet instant si pur
nos retrouvailles
Oui, tu as raison une épreuve du temps qui nous fait nous attendre et une preuve... un mirage qui devient réalité, une communion
Le sable s'engouffre dans mes yeux et l'eau si précieuse me coule à flot.
Cette vidéo que je viens de regarder en boucle est magnifique.
"dis, c'est quoi le désert ?"
BG - DEB
Il fait trop lourd ce soir, corps moite, l'orage est tout près sans doute.
Déjà un peu en moi, je le sens..."quelque chose qui tremble" , les lames des patineurs
ne sont pas loin de mon coeur.
Un trop plein d'émotions qui me monte encore aux yeux
Une silhouette qui me suit pas à pas dans la lumière.Les mots sont encore accrochés
dans les arbres de la Place. Mon corps de papier mâché s'est imprégné de tes couleurs.
Les volutes blanches ont emporté ce qui était sous clé. L'empreinte de ma bouche rouge sur le filtre blanc est posée dans le caniveau.
Je me regarde, mais qui suis-je donc ?
Je suis la femme à tiroirs, à tiroirs ouverts ce soir...
Roms, gitans, manouches, romanichels, gens du voyage, tziganes...Tant de termes pour contenir ce qui fait peur depuis des décennies.
Reconductions à la frontière pour les uns, des titres de circulations et des aires d'accueil pour les autres
Le français est râleur, l'italien dragueur, le portugais maçon, le juif profiteur et le Rom voleur... Arrêtons ces foutaises !
Pourquoi vouloir toujours à tout prix rester sur des termes génériques et ne pas aller à l'humain, à la personne ? Qu'apprenons-nous à nos enfants ?
Moi je garde...
Van Gogh - Les roulottes campement de bohémien
et...
Jean Ferrat - Les nomades et les derniers tziganes
Station La Motte Piquet Grenelle
Seize heures à ma montre
J'allais au devant d'elle
Un rendez-vous de cinéma
On aurait dit
De ceux auxquels on ne croit pas
Place des Vosges, gorge sèche
Silence, on tourne
Sous les arcades, je la cherche
Elle est là, silhouette découpée au cutter
Elle se tourne, me sourit
Elan commun, mon coeur se serre
Nos corps s'étreignent
Le rimmel fout le camp
Les rires se mêlent
Quatre heures passées
Long métrage
A parler, à se regarder
Pas de texte à réciter
Juste des émotions, des mots
Des petits cailloux semés
Une éternité, une vie, un instant
A Paris un vingt août
Pas besoin d'écran géant
Il faudra leur dire...
Je ne crois pas au hasard...Chaque mot que je dépose là depuis déjà de nombreux mois m'ont amené à cette heure si proche de notre rencontre.
Tous ces fils qui m'ont tenue en équilibre, vivante n'en font plus qu'un. Un fil tendu, fort et je m'avance à petit pas vers l'autre rive, vers toi.
Le vent me pousse, me porte. Les nuages sont mes amis, les libellules volettent à mes oreilles, leus ailes frôlent mes cils.
Mon coeur se serre à la pensée de cet instant. A cette magie de la vie qui me rend là si légère, si avide de demain.
Je me sens là à quelques minutes de ce 20 août, heureuse, oui heureuse.
Un promesse de cailloux blancs, de fils de soie. Les mots perlent déjà sur mes lèvres, mes doigts te frôlent déjà...
Au cutter silhouette découpée
Superposition de papier calque
Pages une à une tournées
Toujours cette présence
À chaque battement de cils
En frêle transparence
Sous le voile à peine soulevé
Par mon souffle accéléré
Toi, dont j'ai rêvé...
Allongée au bord de la piscine avec pour seule compagnie, le bruit d'un vent très léger qui vient apaiser la morsure du soleil sur la peau. Une colombe au faîte du toit voisin à domicile élu.
Le bateau en contrebas tangue doucement. Une paix bienheureuse m'a envahie dès mon arrivée et j'ai largué là mes amarres, la douceur de vivre dans cette maison entourée des amis de passage m'empêche presque de lire. Karsten a donc bien choisi son cadeau - Stefan Zweig, romans et récits - une liberté de lecture qui me convient parfaitement !
Les fourmis au bout de mes doigts se sont tues jusqu'à ces derniers jours et sous le palmier qui ombre la table de jardin j'ai repris l'écriture et le dessin hier matin.
Une jolie sensation en moi, lorsque j'ai ouvert ma boîte à fusible...
Comme des vagues, un mouvement perpétuel qui vient à la frontière de nos rivages. Des journées de rires et des soirées à garder au fond de soi, des petites pépites qui dorent le coeur..
Alex et ses amis, venus deux jours. Alain, Sylvie, Ludo et Julie pour une journée. Odette pour deux jours.
Merci à eux !
Posée en Catalogne, depuis une semaine déjà ! Le temps passe si vite à ne rien faire. Juste se lever le matin et goûter à chaque instant de la journée.
L'oiseau qui chaque matin vient picorer le pain laissé pour lui sur la terrasse après le petit déjeuner, goûter à la fraîcheur de l'eau de la piscine et se prélasser à lire et à écouter de la musique.
Les visites, pour un ou plusieurs jours, des uns et des autres nous laissent collés au corps les rires, les histoires racontées. Ce soir chacun a retrouvé ses souvenirs d'enfance, les départs en vacances, les cousins, les cousines...
Douceur de vivre à l'espagnole qui me convient bien dans cette villa si jolie en bord du canal marin. Une envie qui me prend de n'en pas partir, de ne pas laisser derrière moi ces moments si forts.
Saint-Flour...nous avons quitté le long ruban sans âme qui nous promettait le soleil et la mer tout au bout du long voyage pour une nuit. Joli bourg et notre hôtel nous offrent une vue splendide sur la vallée !
Le soir un ciel a se damner et au petit matin une brume qui s'est levée pour emporter avec elle toute notre fatigue et nos soucis.
A celle qui se tient là-bas, à l'autre bout du fil tendu toujours...
Mes plus tendres baisers, un rire qui résonne dans la nuit.
Je ne sais d'où vient ce besoin irrépressible de tout emporter avec moi. Je prépare mes valises et ne peux me résoudre à laisser mes vêtements, mes livres derrière moi. Une sensation toujours de départ définitif...
Une appréhension du vide, vide de mon coeur ou de ma vie. Une boulimie de vouloir tout dans moi et avec moi. Un enchevêtrement de moi avec mon espace. Il me faudra du temps encore pour fermer ma valise et me dire que tout ne peut pas rentrer dedans.
Arriver dans une maison qui m'est inconnue et pouvoir la peupler de ma vie. Voilà ce qui me hante, vivre dans un lieu sans âme. Se besoin de découvrir et dans le même temps me sentir "chez moi". Une escargote je suis - cette nuit, il y en avait un très beau, antennes sorties, sur le transat !
Voilà je pars, heureusement de retrouver la mer, le soleil et de me poser avec mon homme mais emberlificotée dans tous mes fils...
Je vais m'appliquer, m'appliquer à faire sauter les verrous, à me tenir en équilibre sur le fil de la vie. Sereine, voilà le mot, je vais essayer... Quel challenge !
Je planche sur la défnintion de "alter ego", l'autre moi-même" sur internet et j'écoute la chanson de Jean-Louis Aubert.
Un lien à nouer arrive dans le même temps via facebook, ...une perche tendue afin d'atteindre l'autre côté. Je découvre, j'aime... je dépose ici en ton nom ta "préférence" !
Eh bien oui, la vie tient réellement à un juste équilibre des émotions, à des instants de certitude. Je suis certaine que rien n'est hasard. Chaque mot, chaque mouvement du corps, chaque rire et chaque larme trouvent leur réponse, leur alter ego.
Je n'ai plus peur, je sais...un rien, mais je sais !
un rêve tout doux
Toute l'attente contenue dans un funambule
Un funambule sur son fil dans l'attente
Dans l'attente d'une bulle qui descend
Suspendue à des fils de soie
Roule sur ses cils
Temps suspendu au bout du balancier
.
Elle tombe, emmenant l'artiste
Pour un fabuleux voyage
La bulle se fendille
Le miel s'écoule
Et fige avec le funambule
Celles qui étaient assises là
Se tenant par les mains