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vendredi 23 septembre 2011

Il automne

Nous y sommes 

 Sur le pas de porte 

 Se laisser enfermer 

 Dans la mélancolie des jours 

 

 Feuille froissée parmi d'autres 

 Se laisser tomber et ramasser 

 Il automne à pas furtifs dit-elle 

 Se dénuder à la brume mauve


 Un sanglot 

 Au soleil orange 

 Si beau... 

 

 Tout peut être si beau... 

Une voix * funambule 48

Une voix là à l'autre bout 

Et tout se dresse 

se redresse

Des mains-fils se tendent 

Le coeur se raccroche 

A l'autre bout 

Mon autre en miroir 

Le temps file 

Les larmes se défilent 

Tout se fait léger 

Une heure à se dire 

Et la vie reprend au dedans... 

lundi 19 septembre 2011

Si j'étais toi...

Je serais un jour meilleur 

Des mots bleus écrits sur une nappe 

Table habitée par des amis de toujours 

 

Je serais des musiques tristes 

à rendre l'âme certains jours 

des rythm' nd blues, à d'autres 

Des paroles à chanter ensemble 

 

Je serais mille et une semblable 

faces démultipliées du dé jeté sur le tapis 

Un volte-face, une façade jamais 

 Je serai moi et personne d'autre

avec outrance, passion et débord


Si j'étais toi, tu serais moi, 

au miroir palpitant d'une rencontre 

D'une improbable rencontre... 

 

Pour J. 

De la part de moi, de toi 

à nuls autres pareils... 

Fermer la porte * funambule 47

Il aurait fallu peut-être 

Fermer ma porte 

Barricader les fenêtres 

Ne pas croire que la vie toujours nous porte


L'ombre est entrée 

Visiteuse impromptue

A tout enrobé 

Le silence s'est tu

Il aurait fallu peut-être 

Se garder de penser 

Que tout va, tout va bien... 

Défi n° 64 - la vie océanique

"En 300 signes maximum, et sans écrire le mot bleu dans aucune langue, faites nous voir la vie en bleu." 

 Proposé par Dresseurs de pierre.

 

De moi à ton horizon

un trait 

Une ligne en continu 

couleur de tes yeux


De toi à mes rives 

une esquisse 

Un dessin couleur azur 

un océan d'amour 

 

Et là sur le sable 

les enfants jouent

Des coquillages en collier 

pendus à leur cou


Au  bord de l'océan 

Il y a nous 

Heures turquoises... 

 

 oups ! la communauté "croqueurs de mots" n'était pas renseignée ! 

 

dimanche 18 septembre 2011

A petits pas

Elle prit l'échelle, 

Descendre les barreaux 

un à un, s'appliquer 

S'appliquer 

A ne pas basculer 

Pas encore 

 

Encore et toujours 

Elle aimait ce chemin 

de soie et velours mauve 

Mauve du jour qui se perdait 

Dans les voiles de sa mémoire


En un battement d'ailes 

Elle se faufila

À petits pas 

Dans sa nuit blanche 

jeudi 15 septembre 2011

Alarme

En piqué 

Lui crever les yeux 

Pour ne plus se voir dedans 

 

mercredi 14 septembre 2011

Le soleil est une vieille ampoule

Raccorder les wagons 

Je flaque en rond 

Au-dessous du néon 

 

Battements insensés 

Ailes brûlées 

S'échapper 

 

Prise au soufflet 

Histoires ferrées 

Ardoise à effacer 

mardi 6 septembre 2011

bonne nouvelle * funambule 46

Bastille - Port de l'Arsenal 

 

Les mots en bulles au fond des verres 

Signal, portes fermées 

Visages à la vitre collés 

 

Les noms roulent violets 

sous les banquettes simili cuir orange 

Pluie fine des regrets 

c'est la faute à


Bah oui, la faute à qui ? 

Aux mots qui  se perdent 

Quai des paradis perdus

Fermer le livre

Les tenir là bien en phrases 

Je descendrai, tu seras là 

jeudi 1 septembre 2011

Marcher pour penser

Il parait que marcher donne un élan à la reflexion. Non pas l'élan débridé qui souvent me faire perdre le fil mais un élan mesuré, à pas compté. Une cadence du pas, un rythme de la respiration régulier qui mène à une reflexion plus lente, plus profonde. 

Je prendrai donc demain mon baluchon. Trois jours de balades en Baie de Somme. 

Je m'efforcerai donc, moi, d'un naturel tout à trac en vrac, de rythmer ma pensée à celle de mes pas. Pas de sauts de cabris, de la lenteur dans la marche. No

Je veux là-bas noyer dans les vagues le pesant de la vie, effacer sur le sable les mots écrits plutôt que dit et balancer du haut des falaises ce que je crois savoir. 

Des chemins à suivre, le vent à humer, les goutelettes salées sur le visage. Je prendrai tout. Tout ce qui n'est pas moi. 

Lorsque le soleil tombé dans la mer aura tatoué mon horizon, je reviendrai.