Translate

jeudi 29 juillet 2010

Le jeu du vent

 Pièce jointe.png

À une encablure de soi

A ce point d'horizon toujours inaccessible

Une urgence à atteindre

Une attraction terrestre

Naviguer bout au vent

Face à l'élément

Une terre à atteindre

Une goutte à goutte du temps

Lever du soleil, un matin

La voile s'est gonflée

Le vent s'est levé

Au plus près

Heurts sur les vagues

Une poussée qui vient

Forcer l'allure

Louvoiement des voiles

Oublier l'urgence

Une terre non promise

Préférer le travers

Une bulle de l'instant

La voile s'est gonflée

L'oiseau blanc file

Une liberté jouissive trouvée

Qu'importe vers quelle terre...

photo extraite du site Clu7 : un an en famille... Mer des Açores - le bateau "Emma" en mer

J'ai lu...

Pièce jointe.png

Ils avaient 88 esclaves malgaches contre 122 marins français... Par un jour de grand vent, en 1761, la mer les a jetés sur le rivage de l'île de Tromelin.

Au bout de 57 jours d'un épuisant travail des esclaves, les blancs ont embarqué à bord d'une chaloupe laissant derrière eux sans eau ni vivre ceux qui n'étaient rien à leurs yeux, qu'une marchandise à passer en perte et profit.

Nos bons marins arrivèrent tous sains et sauf.

En 1776, un marin français est venu récupérer les laissés pour compte. Seuls 7 femmes et 1 enfant avaient survécu.

Qui a dit que la blancheur était éclatante ?


A pas comptés * funambule 2

A petits pas, je viendrai, pour mieux savourer l'instant. Cet instant qui fera voler en éclat cette attente de trente ans... Une longue attente, oui une crysalide qui aurait oublié de s'ouvrir à la vie.

Une parenthèse qui s'ouvre de nouveau. Un flot de mots qui sort des lèvres entrouvertes.

Comme un ronronnement de chat en moi, patte de velours. Une approche comme une caresse le long des jambes. Un frôlement qui me fait venir le frisson.

Craintive mais avant tout curieuse de cette rencontre rêvée.

Idéalisée ? Non certainement pas, je le sens en moi, au profond. Comme un tatouage sur la peau, une encre qui est entrée en moi et qui se révèlerait là dans quelques semaines. Une encre sympathique que tes mots ont rendu visible.

Un doute, sans doute inévitable. Un fil que je tire et le passé se détricote...ne laisser la place qu'au temps à venir.

Et si, oui et si... Si c'était comme je le rêve. Des baisers déposés sur tes joues, te serrer contre moi, une empreinte de toi que je garderai. Un souvenir qui me garderait vivante jusqu'à une prochaine fois. Un souffle qui resterait à mon oreille et me tiendrais éveillée...

Un juste équilibre pour la funambule.

Je sais déjà que ce sera ainsi... Comme dirait notre ami Léo "Ton ombre est là sur ma table (...) je sais que tu es là, que tu ne m'as jamais quitté, jamais"


mardi 27 juillet 2010

Pour toi

 Pour toi 

 Un petit pas de deux 

 Une petite étincelle 

 Là juste au coeur 

 

 Pour toi 

 Un petit chavirement 

 Une émotion sans âge 

 Un serrement du coeur 

 

 Pour toi 

 Parce que c'est toi 

 Parce que c'est moi 

 L'un et l'autre semblable

 

 Pour toi 

 Me suis regardée 

 Ce matin dans la glace 

 Je t'y ai vu derrière moi 

 

 Pour toi 

 Un souffle à nos oreilles 

 Un bruissement des sentiments 

 

 Je te souhaite 

 Un très bon anniversaire 

 Toute mon amitié 

 Vole vers toi 

dimanche 25 juillet 2010

Avec toi, Brigitte * Funambule 1

 Belle idée que cet échange entre deux funambules des possibles !

Un juste équilibre, souvent tout juste à la frontière de la chute et toujours dans la recherche du fil qui se tend, au fil du temps et hors du temps.

Une passerelle à deux mains pour demain (comme dirait mon ami Philippe).

Des mots comme des ombrelles qui nous tiennent, nous acrrochent. Tiens ! comme ce livre que je lis actuellement "le coeur cousu". Un livre qui me tient serrée à la vie. Le coeur cousu de fil, une magie dans les doigts de cette écrivaine, dans les mots qui dansent devant mes yeux et dans ma tête.

J'ai le coeur cousu à "La Brigitte", à sa piste aux étoiles, un fil distendu mais non rompu et qui s'est raccommodé avec des fils d'or et de soie. Le soir ou la nuit à la lumière de cet écran d'ordinateur, nous avons sans contraintes,  riches de toutes nos incertitudes, brodé ce canevas.

Je me sens, mais oui, une brodeuse, une conteuse !

On pourrait croire que la vie est belle...

Attachment.png

jeudi 22 juillet 2010

Noeuds ferrés

 A chaque carrefour, la foule 

 A chaque arrêt, une porte qui s'ouvre 

 Des rails à n'en plus finir 

 Et puis toujours partir 

 

 Des visages dans l'ombre des pensées 

 Et puis un qui vous suspend 

 Une silhouette qui vous tient éveillée 

 Une enclave dans le mouvement 

 

 Une oasis dans le tourment 

 Un tatouage au dedans de soi 

lundi 19 juillet 2010

Ce matin

  Aimerais trouver une petite coque de noix ouverte, y mettrais un peu d'herbes fraîchement coupées et je m'y allongerais, recroquevillée. Goutant à la caresse du soleil encore doux. Puis tout doucement, refermerais le couvercle, sans un bruit, étranger au monde... 

dimanche 18 juillet 2010

Une perle au cœur

 Le réveil n'a pas sonné, route encombrée

Aïe la journée commençait malGrand voile

Allait-on s'entendre, s'apprécier tout simplement

Et puis,       

Oui le soleil a brillant dans nos yeux

Oui les rires sont venus

Une même envie, une même soif

larguer les amares

prendre la tangente

Et puis,

IMG 0364

le bateau qui file sur l'eau 

le bruissement du vent dans les voiles

et ce temps suspendu...

IMG_0381_crop.jpg

IMG_0332_crop.jpg

Et puis,

la mer qui s'ouvre fendue par la proue  

le soleil au zénith qui brûle la peau 

Dieu que c'est beau !

Et puis surtout,

IMG 0334

il y avait à bord de ce bateau blanc

qui crevait le ciel et la mer

IMG_0358_crop.jpg

il y avait Mado, Corinne,

Antoine, Thierry et Etoile...

Une échappée belle,

Un instant d'éternité 

Une perle fine

Une pépite pour nous les équilibristes

Ce jour là, la vie était vraiment belle, non ?

samedi 17 juillet 2010

Le cœur cousu - Carole Martinez

 Lire, reposer le livre de trop d'émotion et puis oser à nouveau, oser et poser les doigts, les yeux. S'y rouler avec délice, chaque mot comme une liane, un passage.

Une feuille couverte de rosée sur laquelle glisser... Le coeur cousu de Carole Martinez...des femmes et des fils, des points qui vous festonnent l'émotion au bord des cils...

Juste des traces de pas, les chaussures sont laissées là à l'abandon, les nœuds se sont défaits... L'étranger est parti.


(...) Un point unique rassemble l'infinité des mondes. Un point repose sur nos tissus de chaises et de mots. Un point, un noeud à défaire pour que la vie soit.(...)

samedi 10 juillet 2010

Dans mes valises

 Fenêtres grandes ouvertes 

 Un peu de fraîcheur espérée 

 Qui n'arrive pas 

 

 J'entends au loin des musiques 

 Des fêtes post-bac 

 Des rires dans les jeunes gorges 

 

 Leurs lendemains chantent ce soir 

 Loin sont les peurs de l'avenir 

 Oubliés la sélection, le chômage 

 

 Valise posée sur le lit 

 L'odeur de la mer aux narines déjà 

 En peu de temps remplie 

 

 Et puis enfin passer au précieux 

 Ce qui doit me suivre 

 Ce qui est moi 

 

 Mes musiques, mes tendres 

 L'ordinateur, ami de mes nuits 

 L'appareil photo surtout 

 

 Emmener mes fusains, mes gommes 

 Et mes blocs 

 dessiner la mer... 

 

 Et mes livres, mes très chers déjà 

 Zweig, Fitzgerald, un peu de Karsten 

 Et puis Verlaine aussi sans doute 

 

 

 Et puis pour le reste de la nuit 

 Trier les petites cases de ma mémoire 

 Tout ranger, tout classer 

 

 Me reste encore à trouver la clef 

 Pour fermer les boites 

 Que rien ne se perde en route 

 

 Ni le soleil, ni le vent, ni les vagues 

 Ne pourront les emporter 

 Je garde tout au dedans, au profond 

 

 On ne sait jamais 

 Si l'envie me prenait 

 De les ouvrir à mon retour 

 

jeudi 8 juillet 2010

Demain

 A quoi sert de passer à demain,

un autre aujourd'hui

La même attente, le recommencement sans fin

Tourner la page,

pour lire les mêmes phrases

une relecture des mots

Les yeux se troublent,

Ne plus voir au loin

juste le bout de ses pieds

Des ombres qui passent,

m'arrêter juste un peu

ou partir en courant

Attachment.png

dimanche 4 juillet 2010

Un samedi

 Une journée parisienne avec Fiona la chérinette !

Je voulais qu'elle connaisse Rodin et la talentueuse Camille. Qu'elle pose ses doigts sur ces sculptures, qu'elle reconnaisse le marbre du bronze, le plâtre de la terre cuite.Un cadeau avant son départ en vacances.

Chose faite, petit jeu sur les matériaux, elle a aimé le travail de Camille. La "vague et les baigneuses" en bronze et onyx.

Il faut bien le dire magnifique, d'une pureté extraordinaire !

Ensuite déjeuner à une terrasse avec Thierry et petits cadeaux...

Une de ces belles journées que l'on garde au fond de soi, toujours. Un petit fil de soie, une pépite, un petit caillou.

Un petit caillou dans sa poche pour les nuits sans étoiles. Un de ceux qui nous disent : "oui tu es bien vivante, ce petit caillou c'est celui de Camille, Auguste, Corinne et Thierry ; ils sont hier mais surtout ils sont ta passerelle pour demain"...