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samedi 28 avril 2012

Dans la nuit * funambule 56

La nuit était venue sans qu'elle s'en aperçoive, enrubannée qu'elle était dans sa maison-cocon. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas songé à ouvrir la boite grise sur la place. Elle n'en avait pas même la clé. 

Le facteur était passé ce matin, elle l'avait aperçu au loin. N'avait pas imaginé qu'il avait pu déposer pour elle et son univers une enveloppe-amour. 

Et voilà que là dans la nuit il fallait vite courir à la boite. Vite, vite, vite ouvrir l'enveloppe pour se dire... 

Enfiler ses bottes et son manteau, chapeau rouge enfoncé sur la tête. Où donc était la clé ? 

Elle passa en revue les trousseaux, celle-là pouvait convenir. 

Elle s'enfonça dans la nuit, sous la pluie. Ne pas perdre de vue la boite-phare. Ne pas dériver. La flaque était là profonde. Les loups hurlaient à la lune. Fallait-il qu'elle l'aime pour risquer ainsi sa vie ! 

Après cinq minutes de lutte, elle atteignit le cube trésor. La clé pénetra sans difficulté aucune. Souffle retenu, le blanc d'une enveloppe dans le noir de la nuit. 

Elle la prit tout contre elle et courut. La porte se referma. Elle se réfugia impatiente dans sa chambre. 

Elle ouvrit alors l'enveloppe... 

Cinquante et quelques funambules en habit de lumières dansèrent sur ses fils et

                                   des papillons multicolores quittèrent le voile pour se poser à ses lèvres et ses paupières

                                                          Elle la sentit alors toute proche, serrée tout contre,

                                                                                                     une magie... 

jeudi 12 avril 2012

De la couleur

Il ya des jours où elle se pose 

 Sur les choses, les mots 

 

 Il y des jours 

 Où les regards et les doigts 

 Se font pinceaux 

 

 Lundi, une autre couleur sur Paris 

 Un tableau au mur blanc 

 D'un mauve coussin