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lundi 28 novembre 2011

Voyager

Du plat de ma main 

au rugueux de ton poing 

 

Eplucher l'enveloppe 

de nos peaux voyageuses 

 

un peu, beaucoup 

demain, jamais 


vers où ? 

miroir

Trainée de poudre 

Rouge sanguin


Dessous dentelle

Au sol éparpillés 


Blanc de la nuit

Noir désir 

 

Hier est si loin 

Une ombre au miroir 

jeudi 24 novembre 2011

Pleine lumière

Il faudra bien un jour choisir" 

 

Je me souviens l'avoir lu 

Ne pas y avoir cru 

 

Evidence surprenante 

qui cueille au réveil


Bascule de l'abat jour 

Pleine lumière


Tu es là... 

lundi 14 novembre 2011

Au-delà de ton épaule

Novembre à la terrasse

Au chaud de l'émoi

Les doigts se cherchent

Les volutes de fumée

Au-delà de ton épaule

Dessinent les mots

Nappe de papier blanc

Tatouée, déchirée

A ta poche glissée

Les volutes de fumée

Au-delà de ton épaule

Dessinent les sourires

A la pétillance de l'eau

Les verts mêlés

Eclaboussent le silence

Les volutes de fumée

Au-delà de ton épaule

Dessinent le trouble

Les volutes de fumée

Au-delà de ton épaule

Dessinent le bonheur d'être là

Les volutes de fumée

Au delà de ton épaule

Au-delà de ton épaule

Dessinent, dessinent

Le désir d'être à demain

A demain, à demain, à demain


Trop

A trop attendre

on ne sait plus qui

De soi ou de l'autre

est attendu

Une attente de trop longtemps

S'attendre au pire

Au pire de l'attente

La porte ne s'ouvre pas...

dimanche 13 novembre 2011

Où es-tu ?

Soleil du jour, blanc 

Linceul de feuilles, rousses 

Un banc, je t'attends 


samedi 12 novembre 2011

demain ou un autre jour

Un passage s'ouvre... 

S'y engouffrer, oser ce chemin

Prendre la main qui se tend


Des mots coulent... 

Les recueillir, 

Ecouter leur murmure


 La pensée s'affole... 

 La dompter 

 Et attendre


 Demain ou un autre jour 

 Rompre les amarres 

 dans un même souffle... 

 

L'amour, ce serait * funambule 49

 "Moi je préfère protéger. Quand on aime, on doit cela. On doit, avec une volonté et une douceur enveloppante." 

              Brigitte Giraud - http://paradisbancale.over-blog.com 

 

Sans doute albatros à ne pas vouloir comprendre qu'il y aurait combat.
Heurtée, écorchée par ce que l'on appelle amour et qui est feraillement. Il est douloureux de devoir se faire une place, de défendre un droit à être aimée, respectée. 

L'amour, ce serait une pépite, un caillou blanc tout lisse et tout rond à garder au fond de la poche. Un bracelet de grelots, une musique douce qui vibre à chacun de nos pas. 

Protéger, être protégée. Une lune ronde à embrasser pour atteindre la conscience de soi et de l'autre. Une force, un équilibre.

Un territoire certain à atteindre. Un espace suspendu, hors du temps où poser ses valises. 

A quatre yeux, à deux mains, vivre et respirer le monde. 

vendredi 11 novembre 2011

11.11.11

Je savais bien ma jolie que tu serais tentée. Que ton esprit frondeur te pousserait à ce jeu là.

J'ai senti hier en serrant ta main détendue et douce que ce jour là tu l'avais choisi pour la grande escapade.

Un 11.11.11 ça ne se laisse pas passer par une Claudie...Et ça ne s'oubliera pas.