Du plat de ma main
au rugueux de ton poing
Eplucher l'enveloppe
de nos peaux voyageuses
un peu, beaucoup
demain, jamais
vers où ?
Il faudra bien un jour choisir"
Je me souviens l'avoir lu
Ne pas y avoir cru
Evidence surprenante
qui cueille au réveil
Bascule de l'abat jour
Pleine lumière
Tu es là...
Novembre à la terrasse
Au chaud de l'émoi
Les doigts se cherchent
Les volutes de fumée
Au-delà de ton épaule
Dessinent les mots
Nappe de papier blanc
Tatouée, déchirée
A ta poche glissée
Les volutes de fumée
Au-delà de ton épaule
Dessinent les sourires
A la pétillance de l'eau
Les verts mêlés
Eclaboussent le silence
Les volutes de fumée
Au-delà de ton épaule
Dessinent le trouble
Les volutes de fumée
Au-delà de ton épaule
Dessinent le bonheur d'être là
Les volutes de fumée
Au delà de ton épaule
Au-delà de ton épaule
Dessinent, dessinent
Le désir d'être à demain
A demain, à demain, à demain
A trop attendre
on ne sait plus qui
De soi ou de l'autre
est attendu
Une attente de trop longtemps
S'attendre au pire
Au pire de l'attente
La porte ne s'ouvre pas...
Un passage s'ouvre...
S'y engouffrer, oser ce chemin
Prendre la main qui se tend
Des mots coulent...
Les recueillir,
Ecouter leur murmure
La pensée s'affole...
La dompter
Et attendre
Demain ou un autre jour
Rompre les amarres
dans un même souffle...
"Moi je préfère protéger. Quand on aime, on doit cela. On doit, avec une volonté et une douceur enveloppante."
Brigitte Giraud - http://paradisbancale.over-blog.com
Sans doute albatros à ne pas vouloir comprendre qu'il y aurait combat.
Heurtée, écorchée par ce que l'on appelle amour et qui est feraillement. Il est douloureux de devoir se faire une place, de défendre un droit à être aimée, respectée.
L'amour, ce serait une pépite, un caillou blanc tout lisse et tout rond à garder au fond de la poche. Un bracelet de grelots, une musique douce qui vibre à chacun de nos pas.
Protéger, être protégée. Une lune ronde à embrasser pour atteindre la conscience de soi et de l'autre. Une force, un équilibre.
Un territoire certain à atteindre. Un espace suspendu, hors du temps où poser ses valises.
A quatre yeux, à deux mains, vivre et respirer le monde.
Je savais bien ma jolie que tu serais tentée. Que ton esprit frondeur te pousserait à ce jeu là.
J'ai senti hier en serrant ta main détendue et douce que ce jour là tu l'avais choisi pour la grande escapade.
Un 11.11.11 ça ne se laisse pas passer par une Claudie...Et ça ne s'oubliera pas.