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lundi 29 novembre 2010

Défi n°43 - Un voyage vers demain

Prenez la fée MELUSINE et son double, sombre SORCIERE. 

 Passez-les dans une tornade blanche jusqu’à ce que toutes les lettres se détachent. 

 Récupérez-les pour former 10 mots, en plus des 2 ci-dessus 

  (on peut utiliser la même lettre plusieurs fois), et l’indispensable MERLIN. 

 Il n’y a plus qu’à utiliser ces 13 mots dans un texte libre 

 Proposé par NOUNEDEB 

 Mélusine, la Sorcière et Merlin  - une marmite où tout mélanger. A boire sans modération !

 Sans doute aujourd'hui ai-je pris trop de sa poudre... 

 Un méli mélo dans l'usine de mon corps

 Je rie, je luis, sacré Merlin ! 

 Une étoile filante suis devenue 

  Comment y croire

 

 La fée arrive demain... 

 Au soir elle sera là

 élue de mon coeur 

 

 A Paris, mon île, ma cité. 

 Ma Mélusine, 

 Fi des sorcières, 

 Sur des fils de soie 

 Demain nous ne serons qu'une

 Liées par le coeur et le bout de nos doigts... 

 A Brigitte. Paris. Demain. Un chemin. Un banc. Une rencontre. Un bonheur. 

 

samedi 27 novembre 2010

Raphaël

Ce soir concert de Raphaël à l'Olympia avec Elisabeth.

 Un ravissement. J'aime cet artiste mais quelle surprise. Je ne m'attendais pas à une lecture. Lecture d'un univers d'un artiste inventif, dans le questionnement sans nul doute. 

 Un travail, une construction humaine. Un cadeau que j'ai reçu là. Tout est vrai. Sa musique, ses mots. 

 Je m'y suis trouvée. 

 Des chansons connues ré-interprétées selon son humeur du soir. On le sentait bien. Il s'offre, se donne. Première et dernière chanson Alain Bashung. Une belle interprétation de Bowie également. 

 Bref, une pépite. J'ai voyagé durant tout le concert. Comme un calque en transparence de mes émotions sur les siennes. Des visages qui venaient là se poser sur ses textes. 

jeudi 25 novembre 2010

demain * funambule 20

Je sais bien qu'il faudra attendre encore un peu, mais le froid cette nuit en moi me fait penser que "c'est l'hiver demain". 

 Je le vois là s'étendre sur le monde. La froidure du petit matin, la longueur des nuits. Des nuits sans fin, à refaire le monde. A se questionner mille et mille fois sur les petits riens.

Il y a dans cet hiver qui vient, une lueur, un brasero qui me chauffe. La Douce qui vient bientôt. 

 Attachment.png

 Ce serait comme une étoile annoncée que je guetterai dans le ciel. Je sens déjà sa lumière au plus près de moi qui pointe son éclat. 

 Une caresse à la joue. Les mots posés dans nos échanges préparent cette nouvelle  rencontre. Des oripeaux que l'on quitterait. Un apprêtement des sentiments. Des habits de lumière à sortir du noir de la nuit. Une construction de demain, à Paris.

 Attachment_1.pngSe rendre belles l'une, l'autre. 

 Des rires comme des lacets qui se nouent déjà dans ma tête. 

 Des chapeaux comme des rondes 

 Des mots comme des pépites 

 Il est temps. 

mardi 23 novembre 2010

L'hier, l'aujourd'hui, le demain

 Avons-nous su assez nous aimer ? 

 Nous sommes-nous assez raconté ?

 Hier n'est plus et il n'y a rien à regretter, tout à changer... 


 Une table sous le ciel de novembre, 

 Un plaisir à se trouver, à se regarder 

 Aujourd'hui, des rires et des émotions 

 Parler de l'absence qui viendra bientôt dis-tu

 Tu ne peux pas me laisser comme ça 

 Je veux demain avec toi. 


 Pour Claudie   

 

dimanche 21 novembre 2010

Inventer demain

 Inventer demain dit-elle... 

Comment pourrait-on bien faire ou plutôt bien le faire ? 

Parce que le chemin est long et l'essoufflement guette. 

mercredi 17 novembre 2010

Précieuse * funambule 18

 Un 17 novembre, je crois bien qu'il ya eu un commencement. Un drôle de big-bang s'est produit. Une promesse de nos lendemains chantants arrivant sur terre. 

 Une sacrée nana venait tout chambouler. 

 Parce que moi depuis que je suis là, je l'ai aimée...

 Je l'ai aimée dans les jeux,

 Je l'ai aimée à la pêche aux tétards, 

 Je l'ai aimée en Gigliota Cinqueti, 

 Je l'ai aimée sur la route de la ferme, 

 

 Je l'ai aimée dans l'absence, 

 Alors je l'ai attendu 

 On ne se perd jamais tout à fait n'est-ce pas ? 

 Ce qui compte revient toujours.

 Eh bien oui !


 Piste aux étoiles, 

 Pieds aux murs 

 Cabrioles en tous genres 

Un chemin * funambule 19

 Je ne sais pas expliquer 

 faut-il expliquer l'évidence ? 

 Je crois bien que c'est antinomique. 

 

 Elle est là, tout simplement, Une conclusion en quelque sorte. Un aboutissement, un écroulement des murailles qui nous avions fait prendre des chemins de contrescarpe. 

 J'aime bien cette idée là. 

 Il a fallu le doute de nos vies pour que nous cherchions une réponse. Les aiguillages des rails nous ont ramenés sur ce chemin au milieu des vignes. Oui sans doute celui-là, les pommes sont depuis tombées de nos paniers mais Germaine et Bonne-Maman, ça on ne peut pas les oublier. Moi le chapeau de paille de bonne-Maman dépasse à peine des vignes, je le vois encore. 

 Je suis sûr qu'elle y est pour quelque chose dans tout cela. Je l'imagine bien la Germaine à nous regarder là toutes les deux sur notre banc... Des petites fadas, elle nous aurait dit. 

 Et puis, le plus important n'est-ce pas, 

 C'est que l'avenir dure longtemps. 

 Mes galoches ne sont pas trop usées 

 Je veux bien marcher, même cahin-cahin 

 Sur tous les chemins, à tes côtés. 

 

lundi 15 novembre 2010

Il fera mauve

  Je n'attends de demain que la couleur mauve des cernes sous les yeux 

Défi n°42 -Toi

 Le portrait de mon maître ou de ma maîtresse proposé par Lyly Jane.  

 "On dit souvent des animaux de compagnie

 qu'il ne leur manque que la parole... 

 Pour ce défi, laissez-les s'exprimer et dépeindre leur quotidien, 

 en dressant le portrait de leur maître ou maîtresse adoré(e) 

 (Ne mettez surtout pas de côté vos petits voyageurs )


 Volets fermés, chaleur des radiateurs. Je somnole, tout près d'elle... 

 Je suis arrivée là, un après-midi d'avril. Dans cette grande maison, pleine de cris, d'accords de guitare, de notes de piano. 

 Des petites énergumènes qui vont et viennent toujours. Des calins, des jeux dans le jardin. Des lunettes que l'on me pose sur le museau, des chapeaux sur la tête.  

 Le soir, portes de leurs chambres ouvertes. Je m'y glisse et dors sur les lits. Un amour fou. 

 Il ya lui, le maître, mon maître ! Mon baromètre. Il fait mes jours, il me lave, me caline, me nourrit et me soigne. Il me claque le derrière quelquefois mais je l'aime inconsidéré. 

 Et puis il y a Elle... 

 Elle est le coeur de cette maison. Elle organise, range, écoute toujours. Elle caline, elle pose ses doigts et ses baisers et tout se calme. 

 Elle court chaque week-end et m'emmène avec elle dans les petites sentes. 

 Un bonheur à ses côtés. 

 Elle passe des heures à écouter de la musique, à lire 

 Je suis là, tête posée sur le bout de ses pieds. 

 Elle monte à son bureau, tapote le clavier 

 Je m'allonge sous sa table. 

 Elle cuisine, Découpe 

 Assise près d'elle, j'attends. 

 

 Mais voilà, 

 Je ne parle pas. Les mots ne sortent pas. 

 J'ai beau essayer, je reste silencieux. 

 Et elle, les mots...elle les adore ! 

 Elle en rit, elle en pleure. 

 

 J'aimerais quand elle me regarde 

 Et que la mélodie sort d'entre ses lèvres 

 Pouvoir lui dire 

 À quel point elle me rassure 


 J'aimerais quand elle pose sa main contre ma tête 

 Et que je l'incline pour prendre la caresse 

 Pouvoir lui dire... 

 Que moi, son silence je l'aime 

 Que moi, son rire ou ses larmes me transpercent 

 Que pour un regard d'elle 

                   J'en aimerais le chat du voisin... 

 

 Je m'appelle Sépia - Labrador. J'ai onze ans bientôt.  

 

Une avarie * funambule 18

 Une avarie de la "proue des sentiments"... Oui c'est bien cela. 

 Une marée noire. Béance dans la coque.

 Le navire prend l'eau de toutes parts. Errance sur les mers froides et tempétueuses. 

 Il n'y a que Ferré pour trouver le beau le rimel qui fout le camp. 

samedi 13 novembre 2010

frottements * funambule 17

 Pièce jointe.png

 

 Eh bien, il faudra les accepter et même les vivre au mieux ces questionnements, ces tiraillements. Il faudra encore et encore se frotter les hémisphères l'un à l'autre pour trouver le juste équilibre de soi. Des griffures aux joues et aux jambes que la vie nous fait souvent. A prendre les chemins de traverse, sur croise les orties. 

 

 Je tiens ma tête ou plutôt le front. Parce que la juste derrière tout est là. Dans un lobe juste derrière se tient moi. Mon raisonnement, ma mémoire, ma pensée. C'est là que se ferait la connexion entre les souvenirs anciens, le vécu du moment et le rêve aiderait à tout classer, à trier. 

 

 Je ne me souviens jamais de mes rêves...Peut-être pour cela que mes tiroirs ne tiennent pas fermés, que chaque griffure devient une crevasse. Que quelquefois mes valises sont si lourdes, que je fatigue. Un dysfonctionnement du cerveau ce serait que ce trop plein ? 

 

 Cette idée me plait bien, un dysfonctionnement qui serait là. Qui soufflerait sur la démission, effacerait la quiétude. Une affection qui me ferait toujours, dans la lecture, dans l'ouverture vers les autres ce que je ne comprends pas et qui est là au fond. Un troisième œil, niché dans la matière grise qui m'épuiserait toujours à chercher dans les mots ce qui ne se lit pas ou n'est pas dit. 

 

 Un mal incurable qui me rend déraisonnablement vivant. je pleure, je m'étonne, je Brigitte et je Zineb... 

 

 La vie est belle non ? 

dimanche 7 novembre 2010

Manque d'oxygène, et demain ?

 Une chute vertigineuse, une descente abrupte

 Il est tombé si vite, qu'il s'est fait mal aux sentiments 

 Toucher le fond, du monde et de soi 

 Il n'a pas pu, se poser en douceur 

 

 Renouer avec un présent qui fait mal 

 Il n'a pas su reprendre son souffle 

 Un monde qui fait peur 

 Un t-il dit 

 

 Vivre au quotidien, dans le gris 

 La couleur existe-t-elle dans un ailleurs 

 Partir, tout recommencer 

 A t-il dit 

mercredi 3 novembre 2010

Novembre

 Im traurigen monat November war's

die Tage wurden trueber
der wind riss von den Baeumen das Laub
da reist ich nach Deutschland hinueb

Heinrich Heine

Oui K, Novembre est triste à nous arracher les larmes. Un trouble à rider la surface de l'eau, à délisser les visages.

On en perd notre Superbe, notre feuillage qui nous protégeait de tout. A se glacer le sang...