Plié, replié
Origami du corps,
Des sentiments
Il faudra ses doigts pour
le papier lisser
Il faudra sa patience
Pour inverser les plis
Son amour brûle
les angles morts
Son désir redessine la vie.
Plié, replié
Origami du corps,
Des sentiments
Il faudra ses doigts pour
le papier lisser
Il faudra sa patience
Pour inverser les plis
Son amour brûle
les angles morts
Son désir redessine la vie.
8H00
Elle croit que tout va
Et sort dans la grande ville
10H00
sent que tout pourrait se compliquer
Larmes aux yeux
12H00
sort déjeuner
Du défendu juste exprès
14H00
Part en courant, se sauver
Et retourne finalement vers le bureau
16H00
Elle décide de tout casser
De se punir et d'être malheureuse
18h00
saute dans un bus
Et pleure contre la vitre
20H00
débouche une bouteille
Noie son chagrin
22H00
Elle se couche, à tout perdu
Même l'envie de dormir...
Et en rire...
Des cicatrices
Traits de craie blanche
Au noir du ciel
Des ciselés
Papier découpés, collés
Au cahier de la vie
Je sais ce temps passé
Sans, loin, si près
Je sais les mots, les silences
La marge blanche, les lignes noircies
Je sais
Les creux et les arabesques aussi
Du cerf-volant haut dans le ciel
Ce temps avec ou sans
Toi, lui et les autres
Et moi, moi
Où ?
Tout s'écrase
Empesé, étouffant
L'air et le temps nous manquent
Je n'ai jamais su peut être...
9H00
Difficile de quitter le nid
Il faut y aller
11H00
Horoscope rieur
Elle y croit
13h00
Elle picore
Grignote sous le soleil
15H00
Travaille d'arrache pied
Tout lui réussit
17H00
Boucler encore quelques dossiers
Et filer
19H00
Elle saute dans le bus
Chantonne et rit
21H00
Paris est magnifique
Elle aime
23H00
Sommeil réparateur
Demain est bientôt là...
Marie-Claude a raison. Il suffit de choisir. Il suffirait de presque rien, Reggiani, oui j'adore...pour que je dise je t'aime.
Merci à toi. Et tac !
Jeter loin les clés
Ne pas se laisser enfermer
Battre la campagne
Courir jusqu'à l'épuisement
Ne pas se retourner
Quitter tout
Et en rire.
Errance nocturne
Du son d'avoine pour les chevaux
Un café, noir,
Pour des draps blancs
Froid du silence,
Peuple livide
Des objets fantômes
A ma table.
Routes ruban, bleu, ciel
Roses rouges,lèvres, baisers
Lune rousse, chat, nuit.
Mèche folle, écharpe au cou
Couleur du jour
Phrase commencée, suspendue
Fil de ta pensée
Hors, hors
De
Ma peur dans la nuit noire.
Tu avales les syllabes, les mots
Et les couleuvres aussi.
Tu devrais saisir le sens, le pourquoi
Et ta chance aussi.
Tu sais bien
Que le noir ne te sied
Qu'à la pointe des cils
Qu'au ciel de ta nuit
Tu cernes le tendre
Tu rides le silence
Tu délices ta vie
Tu froisses tes rêves
Dans une larme,
Dans un sourire
Ton visage aussi.
Extase du froid
Chercher l'éphémère
haut perché
En quelque lieu
Improbable
Au delà des frontières
Au champ des possibles
Un espace temps
Tant et tant espéré.