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mercredi 29 juin 2011

On peut croire

On peut toujours croire 

Que ce sera sans fin

On peut toujours croire 

Que le temps suspendra sa course 

 

On peut toujours croire 

Que les mots durs se casseront 

Au bord des lèvres 

Mais non, 

Les mots sortent en fleuve nauséeux 

Les trains quittent toujours le quai 

et les douleurs sont là, toujours 

B * funambule 42

Allez viens BB 

Bouffer un peu 

 

Des petits riens 

De Bonheur 

Tu sais pas faire ? 

Je vais t'apprendre 

Tu veux pas apprendre ? 

Bordel ! 


Tu veux pas ou tu peux pas ? 

Bouge un peu ! 

Breloques au poignet 

Bateau-bus sur la Seine 

 

Le B se dérobe, 

La page se tourne

C, c'est le C

Comme... 


Avertissement au lecteur ! 

le B n'est pas celui de B comme... 

Il est le B de l'autre, du bonheur sur lequel se ferme déjà la porte...ou peut-être de Bientôt, 

Balivernes, balivernes que tout cela ! 

 

vendredi 24 juin 2011

Au soir * funambule 41

Un verre partagé 

A la nuit tombée 

La vie est douceur


Paris mois de juin


Sais- tu que tu abrites 

Au clair de ta lune 

Petits riens bancals 

Fils d'amours brodées de soie 

 

mardi 21 juin 2011

L'horizon * funambule 39

Je rentre d'un endroit fort sympathique, à Menilmontant , "La Bellevilloise" où l'on peut dîner et écouter de la musique.

Ce soir la belle Lisa Portelli, entre autre, donnait un mini concert à l'occasion de la fête de la musique. 


Et là en contrejour, 

Au soleil des projecteur 

A l'horizon des mots entendus 

Ma funambule était là 

Sur un fil au dessus des têtes 

Une fée gracile dansait

Un entrechat, 

Un pas de deux, de nous deux 

Mes poches se sont emplies 

De petits cailloux, de rires et de larmes 

Lisa , Lisa 

C'est avec elle qu'hier 

Est devenu aujourd'hui 

Tous les trains mènent vers Paris 

Et tu seras dans l'un deux 

 

Et je t'attend petite pelote 

Doucette 

Oh oui je t'attends ! 

samedi 18 juin 2011

Vent

Tu te lèves 

Te soulèves 

Tu me portes 

M'emportes 

 

Pétale 

Parmi les pétales 

Un petit rien 

Un souffle osé 

Du ciel déposé 

A mes pieds 

Une route serpent 

Au bout de l'horizon 

vendredi 17 juin 2011

Où est ce putain de mec ?

Mais oui, où est ce putain de mec, ce type aux allures de beatnik qui à en croire les écrits a fait le monde ? 

 En sept jours, ce phénomène a crée les éléments, l'homme. Ce type surdoué a lavé les pieds d'une pêcheresse, donné du pain, marché sur l'eau et est monté au ciel. 

 Alors je ne comprends rien à rien. Un surdoué se laisserait dépasser par sa création ? JM a raison, le lieu est inhabité car il a jeté l'éponge, s'est fait la malle...Sinon comment expliquer les charniers, les femmes bafouées, les enfants souillés. 

Comment accepter ces hordes humaines qui n'ont d'humain que le nom ? Ces décimeurs de paix, ces arracheurs de bonheur. 

 Hosanna, s'il te plaît, essaie un peu pour voir. Je chanterai tes louanges si tu parviens à nous sauver de nous-mêmes... Il est grand temps que tu rappliques ! 

vendredi 10 juin 2011

savoir

Je sais 

Tu sais

Je sais que tu sais

Je reste 

Tu restes 

Tu sais que je reste 

Je garde 

Tu gardes 

Je sais que tu restes sur tes gardes... 

mercredi 8 juin 2011

l'horizon lu * funambule n° 38

Assise à la terrasse. Le Primerose. 

Un café. 

Face au Zinc, à la Gauloise. 

 Le papier doux et brillant.

Choisir le dessin.

Le feutre qui glissera dessus. 

Et puis viennent les mots. En coulée profonde. Des mots-lave qui montent du coeur.

Un cratère qui s'ouvre, des échappées de silences qui couvrent la feuille, les feuilles.

Laisser le crayon aller. Ne pas songer à ne pas oser. 

Ne pas se relire. 

La lettre arrivera bientôt et les mots entreront dans son cratère à elle. Les émotions se mêleront.

Il y a sur le chemin cet horizon, cette ligne où les mots se posent, sont cueillis comme des perles.

Nous savons. Ecrire à celui qui sait lire est un bonheur. Une pause délicate, un posé doux de soi sur l'autre.

Un tout qui partait dans cette enveloppe. Je le savais en écrivant et je me donnais sans avoir peur de me perdre. 

lundi 6 juin 2011

A l'horizon

Et puis, toujours 

 Ce point en contrejour 

 A la borne des yeux 

 Un lever vaporeux 

 Des entrelacs ciselés 

 Au grain de la peau 

 Une marée de lumière 

 

 Un étale au coeur du jour

dimanche 5 juin 2011

Au creux de la vague

Comme une vague 

En déferlante 

Du vague à l'âme 

Une écume mousse 

En débord 

Mousse à la lame 

 

Du temps qui émousse 

Le moindre sentiment 

La plus petite certitude 

Un infini noyé 

Un espoir arasé 

Un horizon balayé 

samedi 4 juin 2011

Du rapeux

Des lamelles de vie 

 Du rapé fin 

 De la peau épluchée 

 A la lame de l'autre