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samedi 30 janvier 2010

Hier

 Le ciel ce jour là s'était paré de la couleur de tes yeux.

Larmes noires retenues.

Le soleil ce jour là brûlait de la couleur de mes lèvres.

Une boule de cendres dans la gorge.

Les oiseaux ce jour là piquaient en rafale sur moi.

Une escadrille meurtrière dans la tête.

Le froid ce jour là gelait tes mots.

Un silence de toujours naissait là.

La page se tournait.

vendredi 29 janvier 2010

Une faim

L'année tire à sa fin 

 On roule les tapis 

 Sur nos vies 

 Chemins en serpentin 

 

 Sous un ciel gris 

 La vie s'effiloche 

 Et laissez à notre bouche 

 Un goût d'infini

 

 Soies, fils et satin 

 Des étoffes tissées d'émois 

 A effleurer du bout des doigts 

 Une faim de ce qui vient... 

  

mercredi 20 janvier 2010

Move closer

 Au bout de soi et de l'autre. Une ombre accrochée au rideau de la vie.

Un tatouage en noir, posé au fer rouge sur sa peau blanche.

La griffure des cils à la naissance de son cou.

Sait-on où tout commence ?

Une empreinte qui ne s'oublierait pas.



Bouge un peu plus près, bébé,

Bouge vraiment près,

Si près qu'une partie de moi

Soit toi

 

Et bouge un peu plus doucement bébé

Bouge vraiment doucement

Si doucement qu'il n'y ait rien

D'autre à faire

 

Oblie ce qui nous

Un conduit ici

Avec toi comme ça

Je pourrais danser pour une autre année

 

Alors, bouge un peu plus près, bébé,

Bouge vraiment près,

Si près qu'une partie de moi

Soit toi

 

Et il n'y a plus

De chambre pour se battre

Parce que toi et moi

Nous sommes devenus trop enlacés

 


auteur/compositeur Stephan Eicher


mardi 19 janvier 2010

Voyage

 "La pire défaite en tout, c'est d'oublier, et surtout ce qui vous a fait crever"

Céline

la vie, un combat...oublier, une. Derrière la fenêtre, à la nuit noire, le regard se porte au loin, à l'infini de la mémoire de soi et des autres. Tête lourde de ce qui a fait si mal.

Je ne voudrais pas crever avant...

"Toute vie, évidemment, est un processus de démolition"

Fitzgerald

On croit donc se construire, pas à pas. On avance pour un possible Eldorado et puis tout se délite. On a beau faire, ou mal faire, ou même faire en sorte que..

Rien n'y fait...


Ne croyez pas que je broie du noir ce soir... Une paix en moi. Effleurer "l'entre guillemet", ce qui a été ne sera plus et demain n'est pas encore là. Tourner le dos et marcher tête au vent sur le chemin. La Superbe.

Une vie de coton

 La neige est là sur Paris. Ni ombre, ni lumière. Une vie sans trace qui se déroule là. Juste des pas sur le trottoir, qui s'oublient la seconde d'après.. 

 Un silence qui assourdit le bruit de cette ville à quelques jours de Noël.

 Les lumières brillent aux fenêtres, la vie est là donc, quelque part. Dans les oasis-cocon où les hommes s'aiment, se déchirent. Où la vie nait à chaque nouvelle lecture, à chaque musique chantonnée. 

 Aller ma colleter, oui. Je vais aller m'y perdre avec bonheur. 

 

jeudi 14 janvier 2010

Paris

 A quelques pas de Noël, guirlandes de coton accrochées aux arbres dénudés. Les coins des rues froissées par un vent glacial.

A quelques heures de la nuit, miroirs en boules dans les vitrines des grands magasins. Sur les grilles chaudes du métro, recroquevillées dans un sommeil d'une vie de rien.

Paris, Paris, tes terrasses de café chauffées.

Paris, Paris, la lumière de la Tour eiffel éclaire les égarés.

Un Champ de Mars en décembre.

Un Saint-Germain loin des prés

Que fais-tu des oubliés ?

Les absents

 Dans la voiture, en boucle.

Les mains se desserrent

Sur le temps qui passe

Les cils percent neige

Et rien ne se passe


L'oiseau blotti dans le coeur

De froid et de vide se meurt

Au dedans bat la douleur

Qui fendille le coeur

S'accrocher en miss catastrophe

Aux choses qui reviennent

Un train en sens unique

Immobile sur une voie de garage

lundi 11 janvier 2010

Tourbillon * funambule 23

 Le tourbillon me prend, cette chanson me chamboule tout...


Bastille, Voltaire

Les yeux verts

Une place, un banc

Les 2 Magots un 1er décembre

Une suite, un commencement...


7 janvier, Bordeaux

Un quai de gare...


demain


samedi 9 janvier 2010

Que dire ?

 Ce matin, envie d'écrire, de ne pas partir

De murmurer à l'oreille des absents

De ceux dont la présence

Semblant virtuel

Mais non, sont là auprès de moi

A chaque mouvement de tête

A chaque coin de rue

À chaque battement de cils

Et ils vont voir ce matin, cette réunion

Avec un qui existe

Un gras, une baudruche à piquer

C'est grave docteur ?

je ne sais pas détester

juste être indifférente

Mais là je ne peux pas faire

Il est ce que je ne supporte pas

Je voudrais faire l'école buissonière

C'est physique, bouhhh il me déplait

Il me navre, me répugne...

Alors je fermerai les yeux et je verrai

Pièce jointe.pngPièce jointe_1.png

Cette photo de Dominique sur son dernier article

Brigitte dans mes bras, salutations d'amour, rires

DEB qui me serre fort et me sourit

La Zineb sur la vidéo du blog

Je verrai le ciel blanc de la neige à tomber

Je verrai le banc brillant de la gelée du matin

Je verrai Paris dans tout sa merveille

Je verrai vous dans toutes nos promesses de demain.

jeudi 7 janvier 2010

L’écume des lettres

Lu ce matin dans Livres-Hebdo que les Editions Gallimard retenaient le titre" L'écume des lettres" pour une prochaine collection.

Une trace laissée par les mots, un sillage.

Les lettres s'échappent, mousse douce, en un chapelet de ma bouche. Lèvres maquillées.

Les lettres se bousculent, lame de fond, fendent ma raison. Grimace douloureuse.

Une immensité à ne pas dire, l'inexorable avancée du temps.

Des mots scandés, au rythme des battements du coeur.


lundi 4 janvier 2010

Sens unique

Je te dirai

Je ne sais que dire

 

Elle a tendu l'oreille. Pas un bourdonnement.

Devant le miroir, pas de buée.

 

Les mots ne sont pas venus. Un non-sens. Un sens interdit.

 

Elle ne comprend rien à rien. Mais y a-t-il quelque chose à comprendre au silence ?