Eh bien, il faudra les accepter et même les vivre au mieux ces questionnements, ces tiraillements. Il faudra encore et encore se frotter les hémisphères l'un à l'autre pour trouver le juste équilibre de soi. Des griffures aux joues et aux jambes que la vie nous fait souvent. A prendre les chemins de traverse, sur croise les orties.
Je tiens ma tête ou plutôt le front. Parce que la juste derrière tout est là. Dans un lobe juste derrière se tient moi. Mon raisonnement, ma mémoire, ma pensée. C'est là que se ferait la connexion entre les souvenirs anciens, le vécu du moment et le rêve aiderait à tout classer, à trier.
Je ne me souviens jamais de mes rêves...Peut-être pour cela que mes tiroirs ne tiennent pas fermés, que chaque griffure devient une crevasse. Que quelquefois mes valises sont si lourdes, que je fatigue. Un dysfonctionnement du cerveau ce serait que ce trop plein ?
Cette idée me plait bien, un dysfonctionnement qui serait là. Qui soufflerait sur la démission, effacerait la quiétude. Une affection qui me ferait toujours, dans la lecture, dans l'ouverture vers les autres ce que je ne comprends pas et qui est là au fond. Un troisième œil, niché dans la matière grise qui m'épuiserait toujours à chercher dans les mots ce qui ne se lit pas ou n'est pas dit.
Un mal incurable qui me rend déraisonnablement vivant. je pleure, je m'étonne, je Brigitte et je Zineb...
La vie est belle non ?
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