Elle a si langoureusement
Balayé les courbes des collines
Que le vent s’y est posé
Comme un baiser
D’un doigt elle a créé
La profondeur du fleuve
Alors la rive telle un crayon à lèvres
En a dessiné les contours
D’un grand rire
Elle a retourné la Terre
Régalé les corbeaux en bandes
Ouvert le ciel, horizon déferlant
Loin devant
En un claquement de cils
Elle s’y est noyée
Mordant au passage les nuages,
Effilochées de rêves inassouvis.
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