Perle d’eau
Elle enjambe
Les caniveaux
Les langues de terre
Baignées dans ses parfums
Laissés là en jachère.
Des clapotis de l’eau
Ne naissent
Que de vilains crapauds
Elle troquerait bien
Pour un brin d’amour
Les peaux de lapins
Accrochées à sa taille
Elle le suivrait où
Qu’il aille
Pourvu que sous ses pas
Il y ait des jours sans faim
Que dans ses bras
Des milliers d’oiseaux
Pépiants à tous les vents
Écartent les roseaux
Et laissent passer l’enfant
Le chant de la eau
Dans ses yeux
Agité ses grelots.
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